|
Par Erik Laurent
Pérégrination d’un débutant en coccinelles

Les coccinelles, on en parlait beaucoup depuis l’assemblée générale. Oh ! Depuis bien avant cela dans le milieu des initiés et des initiateurs, mais pour les néophytes, dont je suis, la sortie du 9 juin dernier était attendue avec impatience. Il faut dire que le numéro spécial coccinelles de la lettre du G.D.E.A.M. nous avait bien émoustillés.
Comme à chaque fois, quand un pan de mon ignorance est abattu, j’en suis émerveillé et ce fut le cas en cette belle après midi ensoleillée.
Rendez vous était donné devant la mairie d’Ecuires et c’est encadrée par les initiateurs de l’atlas des coccinelles du Pas-de-Calais en personne, Gilbert Terrasse et David Facon, qu’une quinzaine de participants s’élança vers… le premier rosier venu. Et oui, la prospection de coccinelles a ceci de séduisant, qu’elle peut se faire dès le premier végétal rencontré, aussi petit soit-il. Quelques mètres plus loin la leçon fut donnée à propos de la Bryone, la plante hôte de la perle rare Henosepilachna argus, alias la Coccinelle de la Bryone. Depuis j’agite des mètres cube de Bryone sans succès jusqu’alors. […] 
Le ton était donné, dès les premières coccinelles trouvées ce fut un feu d’artifice de couleurs et de noms latins.
Oranges, jaunes, noires, couleur café, roses, à tâches blanches, à tâches noires, à tâches rouges, à damiers, à croissants de lune, à cercles, à gouttes………quant aux noms, il n’en faudrait pas plus pour attraper la grosse tête et s’imaginer déjà entomologiste initié : " que dites-vous, c’est Coccinella septempunctata, ah oui ! , elle est différente de l’Harmonia axyridis tant répandue, effectivement les épimères antérieurs sont marqués d’une tâche blanche " ; les élytres, le pronotum, …. complètement ignorant en arrivant, j’avalais ces noms tout beaux et tout neufs, bien décidé à en apprendre plus.

[…] Ayant prospecté jusqu’aux abords du château d’eau sur les hauteurs d’Ecuires c’est tranquillement, la tête pleine de points que nous sommes redescendus pour achever cette sortie réussie.
Je me suis procuré la clé de détermination, les fiches, la technique pour le repérage des coordonnées, et dès le lendemain je me suis mis en prospection, sur le bouleau de mon jardin.
Est-ce parce qu’elle est la première que j’ai trouvée et identifiée, mais Propylea quatuordecimpunctata est ma préférée, arborant son magnifique damier noir sur fond blanc.

Si je l’apprécie c’est aussi parce qu’elle nous joue des tours : quelques jours plus tard j’eus bien du mal à reconnaître la même espèce, à damier blanc sur fond noir, et oui encore le polymorphisme qui me fera tourner en bourrique également sur Adalia bipunctata.
Qu’on se le dise, la quête de coccinelles est accessible à tous, bien entendu les spécimens les plus pointus, surtout les plus petits (environ 1mm), sont affaire de spécialistes, cependant, sans aucune notion initiale, avec beaucoup de rigueur et de minutie chacun peut y travailler et apporter sa pierre à l’édifice.
Il est hors de question de conclure au premier coup d’œil, en effet pour distinguer une Halyzia sedecimguttata d’une Calvia quatuordecimguttata un examen poussé et détaillé de la répartition des points est indispensable.
En appliquant cette devise : la connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information, vous vivrez d’intenses moments de satisfaction à chaque nouvelle espèce identifiée à l’aide de votre persévérance. L'Atlas est financé par :
Date de création : 08/07/2007 @ 14:35
Dernière modification : 14/02/2008 @ 16:28
Catégorie : Atlas des coccinelles
Page lue 1323 fois
Prévisualiser la page
Imprimer la page
|